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Gare routière d’Héricourt : attendre sous la pluie, glisser sous les bus

todayfévrier 1, 2026 21

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Un mois après sa mise en service, la nouvelle gare routière d’Héricourt continue de faire grincer des dents. Le constat est brut, partagé par les élèves, leurs parents et même certains chauffeurs : 

Une amélioration… incomplète

Oui, de l’éclairage a été ajouté. Mais l’essentiel manque toujours. Les élèves parlent d’attentes de 20 à 30 minutes sous des trombes d’eau. Les quais deviennent des patinoires. Un lycéen s’est même fait une entorse en descendant d’un car. Difficile, dans ces conditions, de parler de sécurité apaisée.

Des chauffeurs pris en étau

Sur le terrain, l’humanité compense l’aménagement. Zlatko, chauffeur depuis 25 ans, fait monter les jeunes quand il pleut : « Il faut être humain ». Audrey, sa collègue, rappelle toutefois que ces moments d’attente sont aussi des temps de pause réglementaires et souligne un autre point clé : la signalisation des cars reste insuffisante, ce qui accentue le risque quand plusieurs véhicules arrivent en même temps. Son diagnostic est sans détour : « Cet endroit n’est pas vivant. »

La réponse politique : abris… mais ailleurs

Face aux critiques, le maire Fernand Burkhalter dénonce une polémique et affirme que la gare routière améliore la sécurité des 1 300 élèves quotidiens. Sur les abris, le message est clair : ils viendront, mais pas sur les quais. Motif avancé : éviter les regroupements jugés « préjudiciables à la sécurité ». Les futurs auvents seraient installés sur le parking du Lycée Louis-Aragon ou dans d’autres espaces, après recensement des temps d’attente.

Le nœud du problème

Le décalage est là : les élèves attendent aujourd’hui sur les quais, exposés aux intempéries et au trafic des cars. Installer des abris ailleurs, c’est déplacer le confort sans résoudre le risque immédiat. Entre logique de flux et réalité vécue, la gare routière d’Héricourt illustre une tension classique : concevoir pour circuler, oublier d’accueillir.

En clair : éclairer, c’est bien. Abriter là où l’on attend, c’est mieux. Sans cela, la sécurité reste théorique — et la pluie, bien réelle.

Écrit par: PremiumRadio

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